mardi 19 juillet 2011

Le temps de l’école : les fondamentaux du débat sur les rythmes scolaires (1)

Samedi, je pars en vacances. Bon voilà, maintenant tout le monde le sait… Mais ma maison est gardée, qu’on se le dise ! Cela dit, c’est le moment que je choisis pour vous relayer en quelques billets les éléments fondamentaux du débat sur les rythmes scolaires (à partir d’un dossier des Echos.fr). Je suis dans le thème : l’une des solutions proposées dans le rapport du comité idoine est le raccourcissement des vacances d’été. Profitons en !


En 2008, la fin de l'école le samedi matin


Depuis la rentrée 2008, les élèves des écoles maternelles et élémentaires ont classe 4 jours (lundi, mardi, jeudi et vendredi). Voulue par Xavier Darcos, alors ministre de l'Education, cette mesure répondait d'abord à un souci de clarification : le rythme scolaire était devenu de plus en plus confus, 40 % des écoles ayant mis en place un calendrier dérogatoire. Supprimer l'école le samedi matin permettait aussi d'accéder à une demande des parents désireux de passer l'ensemble du week-end en famille. Mais l'objectif était surtout d'alléger la charge du travail dans le 1er degré : 24 heures d'enseignement hebdomadaire contre 26 auparavant, soit environ 70 heures dégagées sur l'année. Pour compenser cette diminution, les élèves en difficulté bénéficient d'heures de soutien.

Mais la semaine de 4 jours est loin de faire l'unanimité. Selon les chronobiologistes, au-delà de 4 h 30 de cours par jour, un enfant n'est plus disponible pour les apprentissages. Et en janvier 2010, l'Académie de médecine s'est alarmée du « rôle néfaste » de cette formule « sur la vigilance et les performances des enfants les deux premiers jours de la semaine » du fait d'une « désynchronisation liée au week-end prolongé ».
Pour étaler le durée d'enseignement, certaines écoles ont opté pour la semaine de 4,5 jours, avec des cours le mercredi matin. Une formule plébiscitée par 67 % des Français, selon un sondage mené en août 2009 par l'institut CSA pour le SNUIpp-FSU, que le ministère encourage.

(@ suivre)

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Marc Guidoni