vendredi 22 juillet 2011

Le temps de l’école : les fondamentaux du débat sur les rythmes scolaires (2)

Suite de la série des vacances, consacrée de manière inopportune aux rythmes scolaires. Enfin, inopportune... Quand on songe aux intérêts en présence dans ce débat, tandis que je me débats avec 2 écoliers en congés et une enseignante inoccupée, je peux vous dire qu'il est finalement opportun de reposer les fondamentaux de la question... (à partir d’un dossier des Echos.fr). La suite, donc...

Des intérêts divergents


Toute modification des rythmes scolaires implique des changements importants pour les familles, les collectivités locales, les associations culturelles et sportives et l'industrie du tourisme. « Il faut trouver un équilibre qui soit satisfaisant sans toutefois rêver à une solution qui plairait à tout le monde, car les int érêts sont très forts et peuvent être très divergents sur certains points », reconnaît Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT, deuxième syndicat enseignant dans les collèges et lycées. Ce ne sera pas facile tant les attentes et les craintes varient selon les interlocuteurs.

Les familles : Les fédérations de parents d'élèves se sont félicitées du lancement de la conférence tout en dénonçant leur absence du comité de pilotage. La FCPE prône des journées de 5 heures à l'école, 6 heures au collège et de 7 heures au lycée, une pause de midi d'au moins une heure et demie, le passage à 9 voire 10 demi-journées de cours et le respect du « 7/2 ». L'allégement du calendrier scolaire devra prendre en compte le cas des familles monoparentales (2 millions en France), afin qu'elles puissent concilier travail et enfants.

Les enseignants : Si les syndicats d'enseignants approuvent l'idée du débat, ils n'avancent pas encore de solutions attendant de « voir ce qui est sur la table ». Mais ils ne cachent pas leur inquiétude  : « L'enjeu, c'est les rythmes de vie de l'enfant », pas la recherche de nouvelles économies budgétaires, insiste le SE-Unsa, qui par ailleurs prévient qu'il ne sera pas acceptable que « les enseignants soient les seuls à faire les efforts nécessaires ».

Les collectivités locales : Les communes et dans une moindre mesure les départements et les régions sont concernés au premier chef. En effet les communes gèrent une large partie des activités parascolaires : cantines, soutiens, équipements sportifs, centres de loisirs... Or si l'Education nationale allège les journées des écoliers, ceux-ci devront être davantage pris en charge dans des ateliers de soutien ou des activités culturelles et sportives. L'Association des maires de France, échaudée par l'expérience malheureuse de la suppression du samedi matin, pour laquelle les communes ont dû s'organiser à la dernière minute, plaide également pour que le ministère « se concerte davantage » avec les collectivités.

Le secteur du tourisme : Le raccourcissement des vacances d'été et la modification des zones sont les deux principales craintes de l'industrie touristique. « On se retrouverait concentré sur 4 à 6 semaines l'été, ce qui compliquerait les choses pour les opérateurs qui doivent faire tourner leurs hôtels ou remplir leurs charters sur l'ensemble d'une saison », explique le Syndicat national des agences de voyage, qui prévient que « les consommateurs seraient aussi perdants, car le raccourcissement de la haute saison ferait automatiquement monter les prix ». L'Association nationale des maires des stations classées et des communes touristiques rappelle son « attachement aux semaines pleines de vacances (de samedi à samedi) et au découpage en trois zones, qui permet d'étaler l'accueil des touristes sur plusieurs semaines ».

L’intégralité de l’article des Echos 

(@ suivre)

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Marc Guidoni